Tahaa – vanille et hibiscus

Septembre 2017

À Bora Bora, on s’est laissé tenter par quelques jours à Tahaa, une petite île qui partage le lagon de la grande Raiatea.
C’est Teava, notre hôte Airbnb qui nous a longuement parlé de l’île vanille, comme elle est surnommée, de sa famille qui y vit loin du tourisme de masse et de la civilisation.
Nous partons donc pour cette île en compagnie de sa maman, qui tient à vérifier qu’on sera bien accueillis chez sa sœur.
En début d’après midi, après un voyage en bateau durant lequel on a une nouvelle fois admiré la beauté de ces îles hautes et leur lagon, nous arrivons à Tahaa et plus précisément à Fa’a’aha (toujours plus de a), un petit village constitué d’une église, d’une école et d’un petit port pour les navettes vers Raiatea.

Fa’a’aha (ça s’écrit bien comme ça !) est loin de tout, ici, pas de supermarchés, les habitants se contentent de ce qu’ils récoltent et de ce qu’ils pêchent. La principale ville est à plus d’une heure de voiture, et il faut en avoir une !

Nous logerons donc dans la maison du grand père de Teava où vit aujourd’hui la tante de Teava pour s’occuper du père qui vieillit.

C’est une maison typique polynésienne toute simple et de plain pied. Le jardin est magnifique, fleuri et super bien entretenu. Nous posons notre tente au milieux des fleurs et des arbres fruitiers.

Après le déjeuner en compagnie de la famille nous partons avec la maman de Teava se balader autour du village où nous nous trouvons. Une chose est sure, Tahaa est une île sauvage, à la végétation luxuriante, avec de très jolies baies.

La fleur principale de l’île est l’hibiscus et on s’étonne d’en croiser en abondance, partout ! De toutes les couleurs et de toutes les tailles. S’amusant de voir Gabrielle les photographier, la maman de Teava propose de les cueillir pour en faire une salade…! Hop, un beau bouquet d’hibiscus pour agrémenter le riz de ce soir ! (Oui, on est toujours aux repas économiques…!)

Nous passerons la fin d’après midi à pêcher en compagnie du neveu de Tahaa et d’un enfant du village, expert en la matière. D’abord, pêcher des petits poissons, espèces de sardines, pour en faire un appât pour les gros poissons. Ensuite, pêche au crabes, qui foisonnent au bord des petits ruisseaux de l’île. Apatés par le citron ils se jettent dessus et il est ensuite facile de les attraper. Ceux la, placés dans une cage, serviront eux même d’appât pour les plus gros crabes vivant dans la rivière.

Malheureusement, nous sommes sur le côté sud de l’île et nous ne pouvons profiter ni du coucher de soleil, ni de la belle vue sur Bora Bora ou Raiatea au loin. Nous en serons un peu déçus.

À la place, nos observons les habitudes des habitants et regardons amusés, le grand père revêtir sa plus belle chemise à fleurs pour aller à la messe, tous les soirs ! La plupart des personnes dans l’église étaient aussi habillées comme ça.

Nous prenons le repas tous ensemble avec le grand père, les deux soeurs et le petit fils. La famille insiste pour qu’on mange gratin de uru qu’ils ont préparé, un régal !
Après manger, nous prenons une douche un peu spéciale !

Ici, il est de coutume de faire bouillir des plantes pour se baigner avec, plutôt que de prendre une douche classique.

On a adoré se laver de cette façon tantôt avec une décoction de feuilles de mangues, tantôt avec du basilic. Ça sent bon, et c’est plein de vertus. Une superbe idée !

Le lendemain, nous prenons un bon petit déjeuner, café au lait de coco frais (en Polynésie, ça remplace le lait !) et pain beurre.
Ensuite, la maman de Teava nous emmène dans la vanilleraie familiale et nous propose de « marrier » les fleurs pour qu’elles produisent de la vanille.

Il s’agit en fait de prélever le pollen de la fleur et de le mettre sur le pistil, de là, naîtra une belle gousse de vanille en environ 9 mois. C’est un travail hyper minutieux, qui est naturellement fait par des oiseaux mais qui ne sont pas présents dans cette région, il faut donc le faire à la main, tous les jours.

Après le repas du midi, nous partons visiter l’autre côté de l’île. On croise quelques habitants mais vraiment aucun touriste, cette île n’est visitée qu’à la journée par des excursions depuis Raiatea pour visiter les fermes de vanille ou autre point d’intérêt.

Nous passons devant des séchoirs à coprah et nous sommes étonnés de constater les differences de façon de faire avec les Tuamotus. Là bas, le coprah est séché de façon très simple, les cocos sont retournées avec la noix encore dedans, et empilées pour être protégées de la pluie.

Ici, en raison des pluies plus fréquentes, il existe carrément des sortes de maison sur roulettes qui abrite la noix. Quand il fait beau, le plateau est mis au soleil, quand il pleut on le rentre sous le toit.

En tout cas ça sent la coco à des mètres à la ronde !

(Le coprah, la noix de coco sèche donc, est ensuite envoyer à Tahiti pour en faire de l’huile qui servira à la fabrication du monoï ou d’hydrocarburant)

Au hasard de notre chemin, nous tombons sur une ferme de vanille, qui est pile en train de faire une visite guidée à un groupe de touristes. Nous suivons donc la visite qui est très intéressante. Nous en apprenons plus sur le mariage et la culture de la vanille, à plus grosse échelle que la petite production personnelle de la famille de Teava.

On peut aussi voir comment est produit l’huile de Tamanu, un fruit comparable à une noix beaucoup utilisée en Polynésie pour ses vertus pour la peau (acnée, psoriasis, eczéma, coups de soleil, rosacée…). On en est tombés carrément accros !

En revenant vers la maison, nous tombons sur un sculpteur originaire des marquises, qui fait de magnifique statuettes dans du bois, des tiki. L’occasion de discuter avec lui de sa passion et de comprendre un peu mieux l’origine et la symbolique de ces statues.
Un superbe travail, si nous ne voyagions pas pour aussi longtemps et si nous avions plus de place dans les sacs, nous en aurions bien acheté une ou deux…

Ensuite, nous partons pour une promenade dans les hauteurs de l’île. On se croirait au milieu de la forêt tropicale tant la végétation est dense. Il y a des personnes qui y vivent et nous sommes vraiment étonnés de voir à quel point ils vivent de façon reculée.

Le soir, nous sommes une nouvelle fois invités à manger par la famille et nous dévorons le poisson cru au lait de coco qu’a fait le neveu de Teava, franchement délicieux !

Voilà pour ce séjour en totale immersion dans la vie quotidienne des habitants de l’île isolée de Tahaa, très très loin du tourisme.

Avant de reprendre le cargo pour Tahiti, nous faisons une escale d’une journée à Raiatea. L’occasion de faire une plongée dans l’espace d’un bateau coulé volontairement par son capitaine en 1900. Une première pour nous qui n’avons jamais plongé dans une épave, très impressionnant car l’ossature du bateau est en super état, on a pu entrer à l’intérieur, longer tout le bateau et même sortir la tête de l’eau à l’intérieur du bateau car une grosse bulle d’air se trouve dans l’épave.

Très sympa !

Après avoir déjeuné dans un restaurant très sympa en bord de mer, nous sommes montés tout en haut de la colline Tapioi, pour une vue incroyable sur le lagon, Tahaa et même Bora Bora.

Pour finir cette belle journée, petite baignade au coucher du soleil à la « piscine » qui est en fait une échelle dans la mer. On a adoré ! Difficile de quitter cette île qui a l’air prometteuse, mais nous avons promis à nos copains de Tahiti de revenir pour le weekend avant de prendre notre avion pour l’île de Pâques.

Nous prenons donc l’Hawaikinui pour la seconde fois, pour une nuit beaucoup plus clame qu’à l’aller.

Nous avons adoré visiter les îles sous le vent, mais ce séjour était bien trop court, une bonne raison pour revenir !

Publicités

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.