Rangiroa – l’atoll aux dauphins

Août 2017

Arrivés en avion après une heure de vol depuis Fakarava, nous voici dans l’autre paradis des plongeurs. Au programme de cette semaine pour changer un peu… farniente et plongée!

En débarquant, comme on n’avait pas reservé d’hébergement, personne ne nous attend à l’aéroport (enfin, la gare plutôt car ici les aéroports des atolls ressemblent plus à une petite gare de bus qu’à l’aéoroport Charles de Gaulle). On regarde les autres touristes accueillis par leurs « hôtes » avec un joli collier de fleurs et nous on prépare nos vestes et nos sacs car dehors il pleut! On se lance donc vers le camping Rangiroa Plage, qu’on avait repéré au village de Avatoru, en faisant du stop. Un jeune nous y dépose très gentiment et on retrouve une fois de plus la gentillesse polynésienne, on n’a pas attendu longtemps avant qu’une voiture s’arrête!

Cet atoll est beaucoup plus habité que Fakarava, il y a peu près 5000-6000 personnes qui y vivent et ça se voit vite! Beaucoup d’hotels et de restaurants se partagent le terrain avec les maisons des habitants. On arrive donc au camping, on retrouve Anthony et Ronan (de Fakarava) et Jérôme qu’on avait rencontré au camping à Moorea. Cool, on va pouvoir passer du temps ensemble! Malheureusement plus aucune place pour nous dans ce camping…
Il y aurait apparemment un autre camping mais pas grand monde le connait (chose bizarre pour un endroit où tout se sait et tout le monde se connait!). On s’y lance donc et cette fois-ci une voiture s’arrête alors qu’on n’avait même pas levé le pouce! Incroyable! Ils nous déposent donc au camping où il n’y a … personne à part le voisin qui vient nous expliquer à peu près comment ça marche ici et appelle par téléphone la propriétaire du terrain pour qu’elle rapplique vite car il y a deux clients qui viennent d’arriver.

Bref, le camping n’a rien à voir avec tous ceux qu’on a faits, il n’y a pas d’âme, des bungalows en construction et absolument rien à part bien sûr la vue sur le lagon et au grand bonheur de Wissam, un nombre infini de Bernard l’hermitte, le meilleur appât pour attraper du bon poisson !

Le lendemain, on va faire un tour au village et on retrouve les habituels Ia Orana des habitants que l’on croise, leurs sourires et leurs musiques à fond !

On va voir un médecin pour avoir un avis sur l’oreille de Wissam qui lui a fait mal lors des deux dernières plongées et pas question de devenir sourd à cause de ça ! Et le verdict tombe, ottite baro-traumatique ! Interdiction de plonger pendant 4 semaines, soit pratiquement jusqu’à la fin du séjour en Polynésie…la tuile ! Mais Wissam positive et se dit qu’on n’a pas tous les jours la chance d’être sur un atoll magnifique comme celui là alors tant pis pour la plongée, il trouvera bien d’autres choses à faire ! Et ça nous donne une autre raison de revenir ! Surtout que Gabrielle lui a donné l’eau à la bouche en lui racontant les 4 plongées avec les dauphins, les requins et les multitudes de poissons!

Après ça, on passe à l’agence de Air Tahiti, la compagnie aérienne opérant dans toute la polynésie française pour voir si on peut avoir une place plus tôt que prévu sur un vol retournant sur Fakarava. Et là comme par magie (ou destin, vous appelez ça comme vous le souhaitez), la dame qui nous a gentiment laissé passer devant ecoute notre conversation avec l’agent et nous dit « mais pourquoi vous y allez pas en cargo avec le Maris Stella? Je suis la belle soeur du capitaine et je peux vous passer son numéro si vous le souhaitez ! » Quoi ??!? Il a fallu aller à l’agence de la compagnie aérienne pour qu’on nous propose de monter sur le cargo tant convoité par Gabrielle depuis qu’on l’a vu passer devant nous lorsqu’on partait de Tahiti pour Fakarava. Incroyable ! On contacte donc le capitaine qui accepte et nous indique les modalités. On est heureux et cela remonte encore plus le moral à Wissam !

Au retour, on croise Anthony qui prépare un filet de pêche avec des locaux qu’il connait et qui l’hébergent. Ils nous invitent à les aider à pêcher, ce que nous acceptons avec grand plaisir ! Surtout que cette méthode de pêche est impressionnante ! Ils placent un grand filet dans le lagon autour de bancs de poissons qu’ils ont reperés à l’avance puis se mettent au loin et font le plus de bruit possible sur et sous l’eau afin d’obliger les poissons à se diriger vers le filet et de s’y coincer. Une fois bien coincés dans le filet, ils les tuent sous l’eau en leur arranchant les branchies et les lancent comme des pierres vers le bord où les autres les réceptionnent et commencent à les préparer en les vidant et les écaillant ! Mais attention, il faut faire vite car les requins pointe noire attirés par le stress des poissons et le sang rôdent non loin des nageurs-pêcheurs. Cette pêche fût hallucinante pour nous mais normale pour eux…

Des poissons de toute taille et de toutes couleurs ! Et lorsqu’ils nous proposent de goûter, on accepte avec plaisir sauf qu’on s’attendait à un minimum de préparation ou de cuisson. Il n’en fut rien, ils nous tendent le poisson tel une cuisse de poulet et le pot de sauce. On trempe donc le poisson dans la sauce, le porte à la bouche et ouah… un délice !!!! Un poisson cru on ne peut plus frais ! On s’est régalés !

Ils nous donnent deux gros poissons qu’on dégustera en leur honneur !

Après avoir fait connaissance, ils nous proposent de planter la tente là où nous sommes, c’est à dire dans un atelier qui a brûlé il y a quelques années et qui leur appartient. Ils nous disent que ça sert à rien de payer le camping et qu’on économisera pour faire d’autres choses ! Ce plan nous va à merveille, on y « plante » donc la tente jusqu’à la fin du séjour.

Lorque Gabrielle part faire ses plongées, Wissam s’attarde avec Anthony à fabriquer un réchaud à l’aide d’une canette et qui fonctionne avec de l’alcool à brûler. Il deviendra la « gasinière » de notre camping improvisé et ça suffira amplement à faire le café et un super plat riz-saucisse ! Il en profite aussi pour faire plus connaissance avec les locaux en participant à des parties de volley.

Gabrielle profite du pass plongée qu’on a acheté à Tahiti pour découvrir les fonds marins de Rangiroa et en revient à chaque fois encore plus émerveillée ! La sensation de plonger avec les dauphins est unique et encore plus forte quand ils s’approchent et se laissent caresser.

Le soir, on goûte le vin blanc de Ranigora acheté par Jerome. Les grappes de raisins poussent sur le corail ! Incroyable et étonnamment bon ! Ensuite on va tous à la marina observer les requins dormeurs qui viennent le soir au bord du quai pour manger les murènes qui s’y cachent. C’est hallucinant le nombre de requins qui sont présents, c’est un aquarium naturel et on est émerveillés par cette danse qu’ils créent en recherchant leur repas!

Dernier jour, on se dirige à l’est de l’atoll pour aller prendre le bateau à côté de la baie de Tiputa. On retrouve Anthony qui fait du vélo avec des jeunes et qui y va aussi mais lui pour aller voir les dauphins jouer avec les vagues à la « cité des dauphins ». Une passe où le courant du large rentre et ressort dans le lagon de Rangiroa, un terrain de jeu idéal pour les dauphins qui s’amusent dedans, un spectacle magnifique du bord. C’est d’ailleurs à cet endroit que la plupart des clubs de plongée viennent.

En arrivant au quai, pas de bateau… Il est surnommé le bateau fantôme par les habitants des Tuamotus car on ne sait jamais quand est-ce qu’il va arriver et il arrive souvent la nuit quand plus personne ne l’attend… On va donc attendre avec Anthony à la cité des dauphins et on sympathise avec les jeunes qui sont là aussi et qui font du bodyboard. On passera le reste de l’après-midi avec eux et notamment Tane (qui veut dire homme en polynésien) un jeune danseur dans une troupe polynésienne qui se produit dans la plupart des grands hôtels de Rangiroa. Il nous présente un des musiciens phares (et aussi prof de danse) de l’atoll adossé à son cocotier, guitare à la main qui nous chante quelques chansons et nous parle de son île.

Ah ! Le bateau arrive ! Super mais il est 18h et il fait nuit, le bateau ne repartira que le lendemain en début d’aprem alors que fait-on ? On retourne au village planter la tente ou on se trouve une plage pas très loin ? Encore mieux, le capitaine nous propose de dormir dans le bateau et meme d’y manger !!! Parfait ! On est sûrs de ne pas le rater comme ca !

Le lendemain, le bateau ne repart que le soir finalement (le bateau fantôme !) car il a beaucoup de choses à charger et décharger. On en profite pour aller découvrir le sud de l’île et sa plage publique magnifique où on installera nos hamacs en dégustant des cocos ! Et une petite balade pour s’assurer encore une fois que cette île et les Tuamotus en général sont magnifiques !!!

Nous repartons à Fakarava à bord du saint Xavier Maris Stella, un cargo bien plus gros que le petit Cobia que nous avions déjà pris. 3 jours de voyage durant lesquels nous avons visités encore 3 atolls : Kauehi de nuit, les sables roses de Takaroa et les magnifiques plages de Takapoto où raies et requins nous chatouillaient les pieds.

On a reçu la visite des habitants de Ahe sur le bateau, qui fait en fait office d’épicerie pour certains atolls, où les habitants montent directement dans le bateau pour faire leur courses. Du coup, on a pu discuter des heures avec eux, du manque de travail des jeunes, qui préfèrent rester faire du coprah sur leur île plutôt que d’aller étudier à Tahiti, qui est bien loin de leur famille et qui coûte cher. Du manque de personnel soignant, qui de toute façon n’est pas formé à Tahiti mais en France. Lorsque le médecin vient une fois tous les 6 mois, il n’y a pas de place pour tout le monde. Le personnel soignant est presque uniquement constitué de popas (expats) et il en est de même pour les instituteurs dans les écoles.

Nous avons donc pu en savoir plus sur les problématiques de la vie sur un atoll aussi isolé, et s’étonner de la gestion qui est faite de tout ça par les gouvernements français/polynésien.

Pour rejoindre Fakarava, 3 jours de bateau en compagnie d’un bon petit groupe de Polynésiens avec qui on a passé tout notre temps, à discuter pendant des heures, les regarder pécher, profiter d’une escale pour aller se promener, visite les recoins du bateau et faire connaissance avec les marins qui sont plus disponibles que sur le Cobia.

Si ce n’était pas suffisamment clair,  on a trouvé le déplacement par cargo exceptionnel pour l’immersion et la découverte permanente sur la vie polynésienne…!

Infos et bons plans :

– Saint Xavier Maris Stella de Rangiroa à Fakarava, 3 jours de bateau. Dodo sur le pont avec les autres passagers, 3 repas par jour. 7000xpf (58e).

– Resto du camping Rangiroa Plage, bon et de grosses portions alors pour un petit budget on peut prendre une assiette pour 2 !

– Six Passengers, centre de plongée

– Aller voir les requins dormeurs à la marina une fois la nuit tombée.

– Spectacle de danse gratuit au Kia Ora le mercredi et le dimanche (à vérifier)

– La cité des dauphins où observer les dauphins s’amuser dans les vagues lorsque le courant change.

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