Fakarava – douce vie polynésienne

Août 2017

La Polynésie Française est constituée de 5 archipels.

À environ 500km au nord de Tahiti il y a un archipel constitué de 76 atolls (barrière de corail qui entourait autrefois un volcan, désormais immergé)  nommé les Tuamotus.

Ces îles sont la représentation parfaite de l’idée qu’on se fait de la Polynésie et de ses plages paradisiaques. Elles restent encore préservées du tourisme de masse et on peut y faire des plongées exceptionnelles, nous avons donc décidé de nous y rendre !

Nous avons en main notre place sur le Cobia, un petit cargo qui ravitaille quelques îles des Tuamotus. On est hyper contents parce que les places sont rares et que voyager en bateau est une chance pour nous de mettre le pied dans la vie quotidienne polynésienne, et de profiter des quelques heures d’escale pour visiter les atolls.

Nous montons donc à bord du Cobia pour 2 jours et demi de voyage. Nous passons nos journées à regarder le grand bleu qui nous entoure, à papoter de pêche et de la culture polynésienne, à dormir (beaucoup !), et à manger autour de la grande table de bois avec les autres passagers et parfois les marins.

Nous passons par Kaukura, un petit atoll où le cargo ne peut accéder au quai alors on débarque avec la barge (une petite plateforme avec des moteurs). On est impressionnés par l’agilité des marins avec ces machines !

Kaukura est un atoll de 475 habitants, qui se précipitent tous sur le quai à l’arrivée du bateau. On fait du stop pour aller au village qui est à 2km pour faire des petites courses. Puis on attend le départ du bateau sur la magnifique plage de sable blanc, tellement blanc qu’il fait mal aux yeux !
De nouveau, à travers l’eau transparente on peut voir des requins pointe noire qui se baladent.
Ça s’annonce bien les Tuamotus !

Nous arrivons à Apataki de nuit. Tout le village attend le bateau, il y a du monde sur le quai, et une chouette ambiance ! C’est l’occasion de discuter avec les locaux de tout de rien et de leur vie sur l’île.

Le 3eme matin, on se réveille et on est à Fakarava, notre destination, une bande de sable et de coraux large de moins d’1km et on est étonnés de voir la végétation qui peut pousser sur les coraux !

L’arbre principal est le cocotier, on a bien compris que c’était la principale ressource de ces atolls.
Ici, le coco sert à tout: lait de coco, huile de coco, alcool de coco, gâteau de coco, coco fermentée, huile de coco séchée (le copra qui sert à la fabrication du monoï ou de biocarburant), tissage des feuilles pour construire les maisons, des chapeaux, des ballons, des plats…

Nous faisons du stop pour aller jusqu’au camping que nous avons repéré, qui est à 5km du village principale (Rotoava), le camping Tekopa.

On est accueillis par « mamie » qui s’occupe du camping avec « papi », son mari. L’endroit est franchement paradisiaque, tellement qu’on a du mal à en croire nos yeux. C’est une plage au bord du lagon turquoise, où sont posés les farés de la cuisine et des toilettes, construits avec des feuilles de cocotiers et remplis de coquillages.
On installe notre petite tente à deux pas de l’eau et on fait la connaissance de deux autres campeurs, Anthony et Ronan.

Le lendemain, nous rencontrons le reste de la famille: Elise, la fille aînée de papi et mamie, sa fille Joan et une des amies d’Elise, Poema. Il y a aussi tonton Jaques et tatie Juliette qui sont là pour les vacances et qui habitent à Tahiti.
Le matin, nous déjeunons tous ensemble, on croirait une grande famille.

Nous passons nos journées au bord de l’eau, à nous reposer sous le soleil, à lire, à faire la connaissance de la famille et contempler les magnifiques couchers de soleil.

Après de longues heures à parler de pêche, Wissam a envie de s’y mettre. On fait l’acquisition de nylon et d’hameçons et en suivant les conseils de mamie et de Juliette il arrive à attraper des poissons qui nous nourrissent chaque jour !
Au départ tout petits, tout le monde se moque puis avec le temps, et l’entrainement, il finit par en attraper des gros !

Rapidement, on se fait copains avec la famille et on passe de plus en plus de temps avec eux.

Après notre escapade à Rangiroa, nous décidons de revenir plus longtemps à Fakarava et lorsque nous revenons, nous avons l’impression de retrouver des amis…!
Il y a un nouveau campeur qui est aussi copain avec la famille, Yvan.

On passe des soirées à refaire le monde avec Élise et Poema, parler de tout de rien, de la différence de culture, de la vie.
Élise nous apprend à faire du lait de coco à partir de la noix de coco: enlever la bourre de coco, casser la noix, récupérer l’eau de coco, râper la noix puis mettre les copeaux dans un tissu, presser pour récupérer le lait.

Le dimanche ils organisent un grand barbecue et nous invitent à manger avec eux, c’est une immersion totale dans les traditions culinaires tahitiennes et on se régale !
De temps en temps, mamie, Élise ou Juliette nous font des petits cours de cuisine, poisson cru péché par Wissam, au lait de coco râpé et pressé par Gabrielle…! Ou bien cuisine à base d’Uru (fruit de l’arbre à pain), qu’on peut manger en frites, ou comme des patates mélangées a de la viande en conserve (et oui, pas facile de se procurer de la viande quand on vit sur un atoll).

Une douce routine s’installe en leur compagnie, qu’on n’a plus envie de quitter…

À part ça, on prend plaisir à découvrir Fakarava, à pied, en stop ou en vélo.
Le vieux phare abandonné face à l’océan, la jolie église colorée, les fermes perlières, les recoins du village, le côté océan de l’île avec des coquillages par milliers, les hôtels de luxe et leurs plages cachées.
On s’y attache à cette île !

Parfois, tout le monde se joint à nous et on a l’impression d’être en famille ! Ils nous présentent aux habitants de l’île et on suit les potins, on découvre un peu plus la vie des habitants. Le tressage avec les feuilles de cocotiers, l’artisanat à partir des coquillages, les perles…

Un dimanche, nous nous rendons tous à la maison du cousin Noro, où il ne se rend que pour faire du coprah, c’est à dire récolter des noix de coco, enlever la bourre, les couper en deux et les laisser au soleil pour qu’elles sèchent. Et ensuite envoyer tout ça à l’huilerie de Tahiti pour extraire l’huile.

On ramasse des espèces de cacahuètes locales, des crustacés à foison et on organise un barbecue tous ensemble, un bon poulet sauce barbecue (le classique polynésien !), Jacques, Poema et Noro chantent accompagnés du ukulélé. Génial !

Nous avons aussi fait une plongée très sympa où nous avons encore croisés de nombreux requins de plusieurs races, un dauphins qui passait à toute vitesse, un poisson pierre, etc. On n’a pas fait de plongée derivantes pour notre première plongée sur le site, il est donc possible de plongée à Fakarava quand on est débutant !

À Fakarava, il y une plage qui vaut bien le coup d’oeil, sable blancs, cocotiers qui semblent vouloir s’échapper vers le large, pas un chat et une eau plus bleue que bleue. Il faut se la gagner, 15km de vélo face au vent depuis le camping mais c’est le paradis ! Nous avons fait griller sur place un poisson que Wissam a péché pour un petit pic nic sympa. Ça donne envie de passer quelques jours là en mode Robinsons !

Gabrielle n’a pas résisté à l’envie de grimper sur l’un des cocotiers penchés, un peu flippant mais une sensation incroyable, perché au dessus de l’eau à cheval sur un arbre…!

Au total, nous avons passé une quinzaine de jours avec la famille Tavé et Poema, dans un environnement paradisiaque. Un séjour qu’ils ont rendu inoubliable !

Le jour du départ, nous partons avec le coeur très lourd, de quitter cette île et la famille, même si nous avons déjà prévu de nous voir à Tahiti…!

Infos et bons plans:

– Cobia 3 en couchette repas non inclus. 32 jours et demi de voyage. 7350xpf (61,5e) depuis Tahiti. 1 départ par semaine.

– Camping Tekopa Village, 2000xpf (17e) par personne pour la tente. Ils ont aussi des petits bungalows face à la mer trop mignons. Sans aucun doute le meilleur endroit pour séjourner pas cher sur l’île…

– Snack Elda bons plats pour pas très cher !

– Dive concepts pour plonger. Plongée autour de 6000xpf (50e) . On a adoré les explications que fait Mathias sur une petite ardoise sous l’eau. Génial !

– Allez voir la plage du PK9 après l’aéroport.

– Nous ne sommes pas friands d’excursions et de tours organisés donc nous ne sommes pas allés à la passe sud et visiter le lagon. C’est un choix !

Sinon compter 120000xpf (100e) pour la passe sud et 8000xpf (67e) pour une journée d’excursion sur le lagon avec repas compris.

3 réflexions au sujet de « Fakarava – douce vie polynésienne »

  1. Ohhhh là là que c’est beau, j’ai trop envie d’y aller!!
    Profitez bien les loulous, ici il fait pas chaud du tout…..
    Bisous.
    Carole.
    PS: Wiswis, j’ai rempilé pour l’ASP 😦

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