Decouvrir les Togian en camping sauvage – entre plages, resorts abandonnés, jungles et villages sur pilotis

Dans la première partie de cet article, nous vous racontions comment on avait troqué 5 jours de farniente dans un resort contre 9 jours de vie à la Robinson crusoé, à camper dans les différentes îles de l’archipel des Togian grâce à Lani, son bateau et son compagnon de voyage Atonk avec qui nous nous sommes très vite liés d’amitié.

Le 4ème jour de notre séjour, nous nous réveillons avec la vue sur le lac que des aigles royaux survolent pour pêcher des poissons. Après le petit déjeuner, nous nettoyons le plastique de la plage pendant que l’autre couple fait du snorkelling. Le plastique est un problème récurrent en Indonésie, et sur des îles comme les Togian il est très souvent brûlé pour s’en débarrasser.

Pour le déjeuner, nous partons pour l’île de Malenge et son célèbre village de nomades des mers, les Bajo. Un pont de près de 2km relie la terre à leur village sur pilotis construit autour d’un rocher.

Nous rencontrons Diane, la cousine de Lani, son mari Sahar et leur fille Intan chez qui nous passerons la nuit.

Nous pêchons depuis leur terrasse, nous baladons dans les villages voisins, oú les enfants nous courent après pour qu’on les prennent en photo, et se marrent quand on leur montre le résultat. Les chèvres se baladent comme nous sur les bords de mer…!

Une petite baignade depuis le pont avec Atonk, une partie de pèche avec les enfants du village qui sont trop doués, et une noix de coco fraîche en compagnie des villageois avant de rejoindre la petite famille pour le dîner.

Ce soir là nous avons pris une douche dont on se souviendra ! Leur « salle de bain » consistait en un petite pièce avec un trou dans les planches du sol oú l’on pouvait faire nos besoins, au dessus de la mer, et une bassine d’eau avec un bol pour prendre de l’eau pour se doucher (c’est comme ça dans la plupart des pays d’Asie), on appréciait déjà cette douche typique mais le must, c’est que les murs face à la mer ne vont pas jusqu’au plafond. Première vraie douche depuis 4 jours, au dessus de la mer, avec une vue à couper le souffle…

Pour le dîner, nous mangeons tous ensemble, avec les doigts, assis sur le sol de la maison, le poisson fraîchement pêché avec du riz, du chou et une spécialité locale à base de noix de coco.

Avant d’aller se coucher, on observe le plancton qui brille sous nos pieds, et les étoiles au dessus de nos têtes depuis le pont avec Atonk et Lani, leur guitare et leurs chants en musique de fond. Un moment magique.

Le lendemain, 5ème jour, après un petit déjeuner de poisson frais peché devant nos yeux depuis la terrasse, balade avec Atonk dans la jungle. On est d’abord passés dans une grotte avec des milliers de chauves souris, impressionnant !

Dans la jungle, toujours beaucoup de bruits d’oiseaux dont le calao à cimier qui fait un drôle de bruit quand il vole, des criquets, des araignées aussi grosses que nos mains, des pieds d’ananas et de cacao. On a même pu en goutter !

Après des aurevoirs pleins d’émotions à la famille de Lani (et beaucoup de Polaroïds…!) nous repartons à l’aventure et on s’arrête dans l’ancien Sifa cottage, abandonné puis racheté par Lani.

Ce soir là, nous avons eu la chance d’aller pêcher au harpon avec Atonk ! On n’a attrapé que 2 petits poissons mais on était trop contents de pouvoir l’observer faire !

Notre passe temps favori : regarder le soleil se coucher sur la mer en buvant de la coco fraîchement attrapée des arbres par Atonk ou ramassée par Wiss.

Nous nous endormons encore une fois sous les cocotiers, avec le bruit des vagues, les étoiles et les lucioles.

Le 6ème jour, nous avons cherché notre déjeuner dans la mangrove avec Lani et Atonk. A quatre pattes dans la vase, à chercher des coquillages ! On pensait pas réussir à en trouver pour notre première fois avec Wiss, mais on a fini par se lancer dans une compétition féroce avec Atonk ! On était très fiers d’en avoir trouvé des dizaines chacun ! Le repas n’en était que meilleur…!

Le soir, nous avons campé sur une plage oú il n’y avait rien d’autre qu’une dizaine de cocotiers et du sable blanc. Le paradis…!

Le 7ème jour, nous déposons l’autre couple dans un resort après avoir déjeuné dans une cabane de pêcheurs pour se protéger des trombes d’eau qui nous tombent dessus. Nous passons ensuite au resort Kadidiri Paradise pour voir des copains de Lani et nous y restons jusqu’au coucher de soleil, tranquilles posés sur des poufs.

Nous retournons au premier resort abandonné pour passer la nuit, on est ravis car c’est celui qu’on a préféré !

Tous les quatre, on a vraiment l’impression de camper entre copains, on passe de supers moments. Atonk et Lani ont envie de nous faire plaisir et se lancent au taquet dans une partie de pêche, ils ramènent une raie, un énorme coquillage et deux petits poissons.

Dans nos hamacs avant de s’endormir, Atonk nous propose de passer la dernière journée dans la jungle avec sa famille qui fabrique du sucre de palme, et de dormir là bas. Trop contents d’avoir la chance de dormir au milieu de la jungle et de rencontrer les parents d’Atonk on accepte avec euphorie !

Le 8ème jour, on se réveille tranquillement et on mange des bananes frites et du café tous ensemble devant la mer, sur fond de reggae et au moment où on se dit que ce petit dej est parfait, les dauphins passent à quelques mètres… deux fois !

Lani trouve sur la plage du corail noir, rare et interdit à la vente, que quelqu’un a dû ramasser dans l’eau et le laisser là. Ils nous fabriquent bracelets et bagues, un souvenir d’eux..

On embarque sur la bateau direction la jungle, on le laisse dans la mangrove et on prend toutes nos affaires. Atonk et Lanni nous préviennent qu’on va marcher 9km, sous la chaleur on se dit que ça va pas être facile avec nos gros sacs mais une vingtaine de minutes après, les rigolos, on arrive déjà chez les parents d’Atonk !

Quatre grands récipients sont sur le feu, avec de la sève de palmier qui va bouillir des heures jusqu’à ce qu’il ne reste plus que du sucre.

Toute la famille s’active pour pouvoir extraire le sucre du palmier et le vendre au village ou à l’exportation. On est impressionnés par la force que demande ce travail et fascinés par la vie simple que mène sa famille dans la jungle. Pas de choses superflues, que de l’utile et beaucoup d’adresse.

A peine arrivés, ils nous font goutter 2 jus de sucre de palme différents, du miel de sucre, des chips de banane maison et du jus de sucre de palme fermenté. Delicieux…!

Pour le déjeuner, on part déterrer du manioc et des aubergines, tout ce qu’on mange est local et on ne peut plus frais. Autour de nous, palmiers, cocotiers, et végétation luxuriante..

On est aux anges qu’Atonk nous ait offert la chance de vivre tout ça.

En fin d’après midi, on va « prendre une douche » aux milieu des cocotiers dans une source d’eau et le soir on mangera du poulet sauvage que la mère d’Atonk vient d’attraper. Atonk les tue et on les plume, les vide et les met dans le feu sous le sucre de palme. On passe la soirée à observer la famille mouler le sucre de palme dans des coques de noix de coco puis le mettre dans des sachets, on a même pu les aider un peu ! Le tout en buvant l’arak (alcool de palmier) fait sous nos yeux puis on s’endort pour la dernière nuit dans nos hamacs.

Le dernier jour, on se fait réveiller par le bruit des calaos à cimier qui volent au dessus de nos têtes, impressionnants ! On prend le petit déjeuner (café au gingembre local) et on dit aurevoir à la famille d’Atonk qui nous offre du sucre et du café.

Il pleut alors on décide d’aller manger dans la maison de Lanni à Wakai avant de prendre le ferry pour rejoindre Gorontalo, avec Atonk qui y va aussi ! Sur le chemin du retour, on croise une dernière fois les dauphins, 5 fois en 10 jours quand même !

Dans le ferry on passe une super soirée avec les copains d’Atonk qui jouent de la guitare et qui chantent sur le pont.

On repart à l’aventure avec le cœur lourd de quitter un si bon copain, mais la tête plein de souvenirs inoubliables !

 

Une petite vidéo pour immortaliser ce séjour inoubliable…

Infos et bons plans :

– Les îles Togian sont accessibles depuis Ampana en Sulawesi centrale oú Gorontalo en Sulawesi du nord.
Depuis Gorontalo, le ferry part entre 18 et 19h pour arriver vers 7h du matin.

Le siège simple coûte 64000IDR (4,5e), la place pour s’allonger sur le sol coûte 72000IDR, 5e (avec possibilité d’avoir un matelas pour 10000IDR), le siège inclinable est un peu plus cher et la cabine avec couchette 500000IDR (35e).

– Comme vous pouvez le lire, nous avons plus qu’adoré le camping trip avec Lani et Atonk. Ça nous a coûté 200000IDR 14e chacun par jour tout compris, plus les extras que nous ajoutions (gâteaux, bière…) c’est environ le prix d’une nuit en resort sans les activités.

Si vous êtes intéressés par ce genre de séjour, contactez nous et on vous donnera les coordonnées de Lani, qui fonctionne essentiellement au feeling.

Par contre, ce séjour n’est pas comparable à un séjour en resort où on met les pieds sous la table. Le but du jeu est de participer à la vie en communauté et d’aider à préparer le camp et les repas. La vie est simple, les repas constitués de riz, de nouilles et de ce qu’on arrive à trouver dans la journée. On dort sur des hamacs ou sur des petits matelas dans la tente.

On a pris deux douches en 9 jours (mais n’avons pas plus ressenti le besoin que ça, étant toujours dans l’eau) et nous sommes fait beaucoup piquer, surtout pour les fourmis qui se sont régalées !

Si vous aimez ce genre de séjour à l’aventure, 100% nature et local, foncez c’est que du bonheur et des paysages paradisiaques !
– Côté resort, nous ne pouvons pas donner notre avis sur la qualité des prestations mais parmi ceux que nous avons vus, côté situation et beauté de la plage nous aurions aimé séjourner au Kadidiri Paradise, pourquoi pas au Lestari et au Bolilanga mais le personnel n’a pas l’air très sympa.
– Niveau météo : Nous avons fait ce voyage au mois de mars, le temps était souvent nuageux et on a eu de la pluie presque tous les jours (souvent la nuit) entre 15 min et 1h30 par jour. On a eu de très belles éclaircies, il faisiatbien chaud et on a largement pu en profiter quand même.

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